L'initiative d'un téléphérique urbain a Grenoble par le maire Paul Mistral, date de 1930. Dans la continuité du développement touristique amorcé par la tenue de l'exposition internationale de la houille blanche et du tourisme, le projet permet d'asseoir l'attrait de la ville. Permettant de rejoindre le site de la Bastille, il permet aussi de "survoler" l'Isère, l'ancien couvent de St Marie d'en haut (aujourd'hui musée Dauphinois), la quartier St Laurent ou encore le Rabot.
S'il est inédit en France, de tels projets avaient déjà vu le jour à Rio de Janeiro et à Cap Town.
Le téléphérique tel que nous le connaissons aujourd'hui date de 1976. Il doit son surnom de "bulles" à la forme sphérique des cabines ainsi qu'à l'utilisation du plexiglass permettant une vision panoramique. Réalisé par l'entreprise locale Pomagalski et sous la direction de l'architecte grenoblois Denis Cressels il fut mis en service en juillet 1976.
Depuis, 1934 plus de 13 millions de personnes ont emprunté le téléphérique. En moins de quatre minutes, il permet de rejoindre la Bastille et donc de passer de 216 mètres à 482 mètres d'altitude.
Le 18 septembre 1976, une inauguration officielle fut organisée. Mais l'évènement se transforma dans l'après-midi en une mémorable panne! La configuration était différente de celle d'aujourd'hui puisqu'elle se composait de quatre trains de trois "bulles" contre deux trains de quatre "bulles" la plupart du temps de nos jours. L'un des trains dérailla 10 mètres après son départ de la gare inférieure et le système de sécurité bloqua le téléphérique. Si le sauvetage des passagers du train qui venait de dérailler ne posa pas de grands problèmes, puisque la grande échelle des pompiers suffit, ce fut bien plus compliqué pour les trois autres trains. Celui situé près de la gare supérieure fut secouru par une nacelle alors que les deux autres nécessitèrent l'intervention de l'hélicoptère de la Protection civile. La panne intervenue à 15h15 dura jusqu'à ce que l'on démonte le train ayant déraillé et que l'on puisse remettre le téléphérique en service permettant de ramener les derniers voyageurs prisonniers.
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