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Grenoble Photo

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Passionné de photographie et de l'histoire de Grenoble et du Dauphiné, j'espère à travers ce blog pouvoir vous faire partager mes passions.


Le rempart du III ème siècle de Cularo et les origines de la cité

Publié par Nicolas Soubeyrand sur 3 Juillet 2011, 18:00pm

Catégories : #Patrimoine

Avant d'aborder le rempart, il convient de s'intéresser aux origines de Grenoble.

Le bourg de Cularo, signifiant "champ de courges" fut fondé par le peuple gaulois des Allobroges à la fin du IIIème siècle avant J.-C. Les premières mentions de Cularo furent le fait de Lucius Munatius Plancus, le fondateur de Lyon, dans des lettres adressées à Cicéron. Ainsi, le 9 mai 43 avant J.-C, il explique qu'il a fait jeter un pont enjambant l'Isère à Cularo (et possiblement à hauteur de l'esplanade) pour y faire traverser ses légions. La mention claire de Cularo est faite le 6 juin 43 avant J.-C à la fin de sa lettre: "VIII id. Iun., Cularone, ex finibus Allobrogum" (le huitième jour des ides de juin, de Cularo, en territoire allobroge).

Vestiges de l'enceinte Gallo-romaine du IIIème siècle

Entre le 1er avril 286 et le 1er mars 293, la petite cité de Cularo fut dotée de son enceinte, sous le règne conjoint de Dioclétien et Maximien. Longue de 1,5 kilomètre, pourvue de 39 tours semi-cylindriques, elle jouait un rôle défensif mais encore plus un rôle symbolique signifiant son accession au rang de chef-lieu de cité. Le nom des deux portes, Jovienne et Herculienne se rapportent aux surnoms divins pris par les deux co-empereurs. Enserrant environ 9 hectares, le rempart s'élevant à 8 mètres au-dessus du sol et d'une largeur de 4 à 5 mètres à la base et et de 2 à 3 mètres à mi-hauteur, était d'une forme ovale que les rues actuelle ont gardé. Les tours s'élevaient quant à elles à 10 mètres et avaient un diamètre de 7 mètres. Un fossé de 2 mètres de profondeur renforçait la défense et était alimenté par les eaux de l'Isère, du Draquet ou du Verderet. 

Une des pastilles retraçant l'emplacement de l'enceinte du IIIème siècle

Les vestiges restant ont souvent été insérés dans des édifications postérieures (base de la tour de la Trésorie, treille du grand-père de Stendhal, chevet de la cathédrale Notre-Dame ou sont encore visibles rue Lafayette ou au sous-sol du musée de l'Ancien-Evêché. De plus, le tracé est matérialisé dans la ville par des pastilles appliquées sur le sol.

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Emma Lebalnc 17/02/2018 18:23

Merci !

Bruno Soubeyrand 04/07/2011 20:23


Belle leçon d'histoire, mais ça nous ramènent loin !!!


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